US oil prices plunge below zero for first time in history

Le lundi 20 avril 2020, le pétrole a été « vendu » à un prix négatif sur le marché WTI américain : <37,63> USD le baril de 42 US gallons (soit 158,9873 litres).

https://www.straitstimes.com/business/companies-markets/us-oil-prices-plunge-below-zero-in-devastating-day-for-global-industry?

Cet article explique très bien le « mécanisme » de marché et la situation plutôt désagréable vécue par certains spéculateurs au fur et à mesure de l’arrivée prochaine de l’échéance des contrats de mai, alors que la persistance d’une offre surabondante de pétrole, face à une consommation énergétique qui s’était effondrée en raison de la chute brutale de l’activité économique mondiale causée par le Covid-19, réduisait comme peau de chagrin l’effet amortisseur des capacités de stockage disponibles : être obligés de vendre les barils physiques qu’ils ne pouvaient pas faire stocker à la date de leur délivrance.

Ce qui manque dans cet article remarquable figure dans « Economique » d’Aristote (ou Pseudo-Aristote) : organiser la pénurie des capacités en toute fin de mois afin de les remplir avec du pétrole acheté à prix négatif. Il y a des petits malins qui s’en sont mis plein les poches…

Au temps d’Aristote, il s’agissait d’organiser la pénurie de matières premières agricoles, bien sûr.

Quant au fait que les liquidités abondantes créées par les banques centrales soient détournées depuis des années par les spéculateurs vers des marchés à terme de matières premières, entre autres, plutôt que d’être investies dans l’économie réelle, chacun appréciera à quel point la phynance peut se révéler utile.

Chrématistique, quand tu nous tiens…