La culture ou la déconfiture : la Bérézina des délocalisations industrielles

Prenons une entreprise française, renommée et exportatrice de produits vendus entre 80k€ et plusieurs M€.

Il y a peu, pour une prochaine vie, je me renseignai sur sa gamme haute et voici ce que j’appris.

Ces produits étaient fabriqués dans un pays bordant la Méditerranée : d’un passé conquérant, il avait conservé un savoir-faire industriel qu’il vendait à un prix favorisant la marge occidentale.

Or l’Histoire ne s’arrête pas et la politique créa récemment des tensions locales accompagnées de guerre.

L’entreprise dut cesser l’activité, car elle n’en maîtrisait plus l’industrie : matières bloquées en douane, délais dépassés, charte qualité non respectée, outillage bloqué sur place et locaux en France trop exigus pour accueillir une nouvelle ligne.

Cela me rappelle, en 1990, une entité industrielle auditée qui avait négocié un mirifique contrat avec le gouvernement… yougoslave. L’entreprise disparut bientôt.

Qu’a-t-il manqué aux dirigeants dans ces affaires ?

Peut-être la connaissance du passé et la compréhension des hommes, acquises en se nourrissant de littérature, de philosophie, de grec et de latin : faire ses humanités.

L’Ecole française, hélas, en a perdu le souvenir.