Quand un Bobo pédale, ça peut faire mal !

Je suis un vrai Parisien : né sur l’Isle de la Cité, je vis et je travaille dans la plus belle ville du monde, la mienne.

Si nous avons fini par éradiquer les déjections canines en éduquant les maîtres de nos amis les chiens, nos trottoirs sont aujourd’hui envahis par un nouveau fléau : le cyclotouriste.

Phénomène de trottoir, le Bobo à vélo perd tout sens civique lorsqu’il enfourche la selle : le monde est à lui, les autres n’ont qu’à se pousser. Ainsi, fuyant le danger que constitue la pratique de la petite reine sur la chaussée parisienne, Homo Festivus n’imagine pas qu’il reporte le risque létal sur le piéton. La Mairie n’avait sans doute pas poussé la réflexion aussi loin, surtout si les faits contredisent l’idéologie du spectacle.

Mais le principe de réalité peut se rappeler douloureusement à notre souvenir, embrumé par les plaisirs sans limite d’une confusion des genres tous azimuts.

Récemment, à un carrefour parisien, un cycliste imprudent est passé au rouge. Un autobus bien réel est passé au vert. Requiescat in pace.

Faudra-t-il qu’un enfant trépasse sous les roues d’une Draisienne ?

Madame le Maire de Paris, si tous vos électeurs suivent la même pente, vous devrez trouver un autre point de chute.